Eco gaming - Bannière paysage SD

Eco-Gaming – Conclusion

L’ensemble de ces conseils se résume à une compréhension minimale de ce qui consomme le plus, et sur la volonté de réduire son impact environnemental. Avec un peu d’organisation, on peut à moindre effort profiter de services correspondants à nos besoins avec une empreinte largement optimisée, et réaliser de substantielles économies financières au passage !

Pour synthétiser, les conseils à garder en tête :

Adopter une consommation raisonnée en n’achetant que du matériel qu’on va vraiment utiliser, et d’une puissance/taille raisonnable par rapport à ses besoins, avec si possible une bonne note de consommation énergétique.

Faire durer son matériel le plus longtemps possible en en prenant soin, en l’entretenant, en le réparant, et en remplaçant les pièces individuellement, puisque le matériel de plus basse consommation est celui qu’on ne produit pas.

Acheter plutôt en occasion ou en reconditionné.

Donner le matériel qu’on n’utilise plus, ou le recycler dans des points de collecte adaptés s’il n’est pas en état d’être donné.

Pour les jeux, préférer l’achat dématérialisé, désactiver les mises à jour automatiques, et sélectionner le meilleur équilibre dans les paramètres graphiques entre qualité visuelle et consommation.

Ne pas faire tourner le matériel inutilement, en le mettant en veille ou en l’éteignant quand on ne l’utilise pas, et en le débranchant quand on ne l’utilise pas pendant une période prolongée.

Avoir une utilisation raisonnée de la bande passante : utiliser une résolution moyenne pour la vidéo et très basse pour le son.

Privilégier le filaire au Wi-Fi, et le Wi-Fi à la 4G/5G.– Soutenir une production éthique du jeu vidéo en achetant des jeux engagés dans leurs thématiques, leur impact environnemental et leurs conditions de production.

Et pour aller plus loin…

Comme réduire nos émissions nécessite de s’attaquer à toutes les sources, questionner le jeu vidéo est nécessaire, mais pas suffisant comme seul effort pour atteindre un objectif généralement défini à 2 tonnes d’équivalent CO2 par personne et par an (sachant que la moyenne française est d’environ 10 tonnes actuellement). Cette excellente vidéo du Réveilleur sur les impacts du numérique insiste bien là-dessus : questionner nos usages numériques est important, mais les économies de CO2 les plus importantes sont ailleurs. Où ça ?

Source : Carbone 4, [MyCO2] Empreinte carbone française moyenne : mise à jour 2021, consultée le 25/04/2026. https://www.carbone4.com/analyse-myco2-empreinte-carbone-moyenne-2021

Regarder les émissions moyennes d’un-e français-e donne des pistes générales assez claires : en dehors de la dépense publique sur laquelle on n’a individuellement pas d’impact direct, les quatre postes de consommation majoritaires sont les suivants :

– Transports : tout est dans la voiture et l’avion, très consommateurs en carburant : remplacer ces usages aura un impact majeur. Pour ça : privilégier le train et les transports en commun, choisir une voiture électrique plutôt que thermique si on doit vraiment avoir une voiture, et choisir des destinations de vacances plus proches.

– Nourriture : ce sont les produits animaux, et en particulier la viande rouge, qui consomment le plus. Remplacer la viande rouge par d’autres (poulet, porc…), baisser les laitages et les fromages. Voire, pour les plus intrépides, passer à un régime végétarien ! Et en plus, les gentils petits animaux vous remercieront <3

– Logement : contrairement au cliché d’éteindre la lumière en sortant d’une pièce, le plus gros poste de consommation, de très loin, est le chauffage. En plus d’améliorer l’isolation de son logement, on peut commencer par baisser le chauffage, et porter chez soi un pull en hiver !

– Biens de consommation : là, c’est tout ce qu’on a déjà dit dans cet article : faire durer ses objets, éviter les modes et achats impulsifs, et acheter d’occasion ou reconditionné !

Si on veut aller plus loin, les Nations Unies proposent une liste claire et simple de recommandations.